chapitre 5

Publié le par Néo

Provocation

La nuit dans les pensées d’un loup…

Cela faisait un petit moment que je tournais en rond, pour comprendre ce qui m’étais à arrivé tout à l’heure devant l’épicerie. Ma réaction face à Lily avait été des plus douteuses, même Bella avait remarqué nos silences et notre gêne mutuelle. Mon imprégnation s’était opérée entre cette fille et moi, alors pourquoi n’en étais-je pas totalement convaincu, que signifiait la part de doute qui restait ancré dans un coin de mon cerveau ? Quand Sam avait rencontré Emily pour la première fois, il était tombé sous le charme en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, allant même jusqu’à oublier le prénom de Leah. Plus rien ne comptait, tout ce qui l’entourait avait disparu, il ne voyait qu’elle. Dans ce cas là, pourquoi Bella était-elle toujours aussi présente ? De surcroît, j’étais trop loin de la meute pour capter leurs pensées clairement, une aide qui aurait pu s’avérer utile, malheureusement, je ne percevais que des brides disséminées et déformées. Du coup, je ne pouvais bénéficier d’aucun secours pour éclaircir ma situation.

Toutefois, il suffisait que je rencontre les yeux bleus de Lily pour me faire chavirer et ne penser qu’à elle, mais dès qu’elle quittait mon champ de vision l’image de Bella revenait en force, chassant l’autre à coup de pied. La métaphore était discutable, mais j’étais agacé de ne pas réagir à ce phénomène de façon normale, si tant est que l’on considère cette manifestation comme ordinaire.

Il fallait éjecter ce problème de ma tête, je devais être concentré sur les bruits qui m’environnaient, et rester alerte en cas d’une quelconque tentative de la part de ces buveurs de sang. Alors, je finis par trouver une souche d’arbre, sur laquelle je pourrais être assis et pile en face de leur fenêtre. Néanmoins, il fallait que je trouve une solution pour entrer dans la bâtisse toutes les heures et vérifier si elles dormaient toujours paisiblement. Au cours de mes nombreuses visites inopinées, je m’étais rendu compte que la gardienne laissait toujours la petite fenêtre des toilettes entrouverte. Qui plus est, elle donnait sur l’arrière du bâtiment où personne ne me verrait grimper le long du mur. Seul bémol, une fois arrivée à bon port, il ne faudra pas que je me trompe de porte. A moins qu’elles la verrouillent chaque soir, je n’aurais pas d’autre choix que de monter par leur fenêtre pour les épier au travers de celle-ci.

Je restai quelques minutes assis sur ma souche d’arbre, à analyser le moindre mouvement des branches, à écouter les bruissements des feuilles, les étudiants dormir paisiblement alors que deux monstres se baladaient tranquillement. Le vent m’apportait une myriade d’odeurs mais aucune venant d’une sangsue. Tandis que je me levais de ma souche pour aller à l’arrière du bâtiment, j’observai si personne ne s’y trouvait. Je m’apprêtais à escalader la paroi quand je sentis une odeur à la fois répugnante, celle du sang, et envoûtante comme un mélange de menthe et de citron, les senteurs du diable en personne. Une ombre se dirigeait droit vers moi, qui se matérialisa sous la forme d’un homme fin mais robuste avec des cheveux cuivrés, j’avais devant moi Edward Cullen.

Sa vision aurait pu me donner de l’urticaire pour une année entière ! Pourquoi était-il ici, à quelques mètres seulement de Bella, était-il inconscient ou simplement sadique ? Il continua à s’approcher de moi, lentement en me fixant droit dans les yeux, il me sondait j’en étais certain. Bella m’avait parlé de son don de télépathe, j’étais persuadé qu’au moment même où je le pensais, il devait être en train de lire mes pensées. Quelle violation de la vie privée, comment pouvait-il le faire sans aucune gêne ?

_ Il ne s’agit pas d’une partie de plaisir, rassure-toi. Et puis tes pensées ne sont guère intéressantes pour moi, me dit-il d’une voix glaciale.

Mon cerveau, du moins ce qui y défilait n’avait aucune valeur ? Dans ce cas, comment allait-il réagir face à ça : je lui envoyais des images d’elle en proie au chagrin, puis celles quand Sam l’avait découvert recroquevillée dans les bois juste après qu’il l’est abandonné. Déjà je constatais que son expression s’était altérée, il était choqué. Puis, je me remémorais le moment où Bella avait faillit sauter d’une falaise, où je l’avais rattrapé de justesse avant qu’elle ne s’écrase dans les flots tumultueux. Son visage devint grave et ses traits se figèrent. Pourtant, je ne lui laissais aucun répit et donnai le coup de grâce, avec le souvenir de notre premier baiser, ainsi que d’autres souvenirs de ces derniers mois lorsque Bella était mienne. Désormais, il vacillait sur ses jambes et porta une main à son front, j’avais remporté la première bataille haut la main, et j’étais fier de pouvoir lui faire mal, je souhaitais qu’il ait aussi mal que Bella, et qu’il garde ses image gravées dans son cerveau. Il était resté figé à quelques pas de moi, et ne me portait plus aucune attention, blême.

_ Qu’est-ce que tu viens faire ici sale sangsue ? Tu souhaites te régaler du malheur des autres ? A moins que tu ne sois là pour fêter l’anniversaire de votre rupture ? Lui lançais-je avec tout le mépris qu’il m’inspirait.

_ Je… Tu te trompes… mais qu’est-ce que je fais là ? Il était plus troublait que je ne l’aurais cru. Si des images pouvaient anéantir quelqu’un, je venais de réaliser cet exploit. Il n’arrivait pas à enchaîner ses mots, il butait dessus comme un enfant qui apprend à lire.

_ Je peux m’occuper d’elle à présent, tu ne lui es plus indispensable ! Retourne de là où tu viens, elle peut compter sur une meute de loups pour la protéger de cette buveuse de sang ! Mes répliques étaient cinglantes et je les voulais davantage menaçantes.

_ Une bande de lycans incontrôlables qui pourraient la réduire en charpie au moindre dérapage, à la moindre agitation, il est vrai que vous êtes des protecteurs hors pair ! Sam pourrait en attester lui-même si je me souviens bien de la figure d’Emily ! Sa colère irradiait de tout son corps.

_ Parce qu’une horde de sangsues prête à la vider de sang à la moindre coupure est plus rassurant ! Tu ne pourrais même pas rester tranquillement à la regarder si elle venait à s’entailler un doigt ! Tous tes sens te forceraient à la tuer ! Sans nous en rendre vraiment compte, la distance nous séparant se réduisait peu à peu. Mes propos lui allaient droit au cœur, si tant est qu’il en est vraiment un.

_ Oui mais pour sa sécurité j’ai réussi à la quitter. Cependant, si j’avais su qu’elle se retrouverait dans les pattes de loups garous je serais resté pour la mettre en garde. Ses yeux étaient injectés de sang, ses poings si serrés que les jointures blanchissaient sous la pression et sa voix n’était qu’un murmure menaçant. Maintenant nos nez auraient presque pu se toucher.

_ Si tu l’as quitté que fais-tu ici alors ? Je voulais qu’il porte le coup en premier, par pur égard envers Bella. Je pouvais voir ses muscles se crispaient et les traits de son visage se tendre sous la colère, même son sourire narquois avait disparu pour laisser place à de l’amertume.

_ C’est justement pour la protéger que je suis là ! Au départ, je m’attendais seulement à tuer un vampire, c’était sans savoir qu’une troupe de chiots trottineraient derrière elle. Savez-vous seulement comment on tue un vampire, bande de novices ? Son ton était acerbe, je l’avais poussé dans ces derniers retranchements.

_ Souhaites-tu une démonstration pour te prouver mes capacités à prendre soin d’elle, je passais ma langue sur mes dents aiguisées, d’arriver là où tu as échoué ! Au moment où tu l’abandonnais, tel un lâche ! Lui lançais-je avec défi, sa réponse ne se fit pas attendre.

J’avais baissé ma garde, un manque de vigilance certainement car je ne vis pas le coup partir. Edward se lança sur moi en un éclair, et son poing atterrit sur mon épaule, m’envoyant valser une dizaine de mètres plus loin. A cause de l’énervement qui m’assaillit je ne pus me contrôler et mutai en un loup brun-roux gigantesque.

Au moment où je voulais me jeter sur mon adverse pour répliquer, j’entendis une fenêtre s’ouvrir, alors je bondis dans l’obscurité que m’offrait un bosquet pour me calmer et retrouver une apparence décente, et je vis qu’Edward en faire tout autant. Pourquoi voulait-il cacher sa présence ? Peut-être qu’il était juste là pour éliminer la buveuse de sang et repartir une fois la tâche accomplie. Pourrait-il rester loin d’elle, si tel était son plan je devrais au moins récompenser un tel acte de bravoure, à moins qu’il n’ait plus de sentiments à son égard.  Toutefois, vue comment mes souvenirs l’avaient troublé j’étais persuadé qu’il devait toujours l’aimer !

Bella apparut à la fenêtre et m’appela de sa voix fluette, je me redressai et constatai que mon jean était éparpillé en lambeaux sur l’herbe.

_ Bella soit gentille essaye de me balancer un pantalon, j’ai eu comme qui dirait un accident de parcours, je lui fis mon plus beau sourire car je voyais déjà sa figure blanchir sous l’effet de la peur. Rassure-toi tout va parfaitement bien !

_ Alors pourquoi ton épaule est complètement déboîtée, comme une porte que l’on aurait enlevé de ses gonds ? Sa voix était hésitante et je la voyais trembler comme une feuille.

_ Oups ! Retournes-toi Bella s’il te plaît cela ne sert à rien que tu assistes au replacement de ma clavicule, en attendant je t’en prie trouve moi un bas.

J’attendis qu’elle quitte la fenêtre pour faire ce qu’il devait être fait. Tout d’abord, je ramassais un bout de branche sous un tas de feuilles éparses, puis il me fallait trouver un arbre assez solide pour qu’il ne se rompe pas sous le choc. Une fois que je l’eus trouvé, je me mis face au tronc, plaça la branche entre mes mâchoires et inspirai un grand coup. Je donnai un brutal coup de hanche, le plus fort possible pour que ma clavicule vienne percuter de plein fouet le tronc de l’arbre. Mon épaule se remit dans son axe dans un craquement sec et, sous l’effet de la douleur, je pulvérisais le bâton en plusieurs morceaux qui volèrent tous dans des sens contradictoires. Je crachais les restes d’échardes qui s’enfonçaient déjà dans ma langue.

_ Jake ! T’es où ? Tiens j’ai trouvé un jogging, je l’ai emprunté à Lily, elle est plus grande que moi, il t’ira mieux qu’un des miens ! Elle me balança le jogging à travers la fenêtre et se tourna le temps que je l’enfile. Le vêtement sentait l’odeur de Lyly, du lilas, un parfum exquis et piquant. Avant de le passer je respirer son parfum pour qu’il s’imprègne dans mon cerveau.

_ Je descends ! Attends-moi, tu me dois une explication Jake ! Je n’eus même pas le temps de l’en empêcher qu’elle refermait déjà la fenêtre.

Publié dans fiction

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Commenter cet article

lili 21/08/2010 12:01


tu peux pas faire un résume de toutes les pages pour que les gents puissent savoir si ils aiment ou pas avant de tout lire parce que c'est long quand meme


Néo 23/08/2010 11:38



Bonjour,


je ne veux pas jouer la rabat-joie de service, mais je pense qu'un "bonjour" et un "s'il te plaît" pourrait être utile quand on demande quelque chose. 


Pour le résumé, c'est très simple... Et si Bella n'avait pas sauté de la falaise, sorte de pile ou face. Je ne désire pas en dire davantage pour garder intact la suite des évènements et
surprendre le lecteur. 


Et oui c'est long, mais comme toute histoire, à moins de connaître déjà la fin, on ne peut juger de sa valeur qu'en le lisant d'un bout à l'autre. 



la Bella du Quebec 01/10/2009 14:36


oui moi aussi j'ai adorer quand Jake envoie les pensées a Edward
et un petit accrochage les deux avec une clavicule de déplacer woww

néo tu écrit super bien jadore vite a la suite


Néo 01/10/2009 22:27


merci Bella ^^ ce ne sera pas le seul accrochage entre eux ;)


Sandra 30/03/2009 21:52

Oui, moi auusi, j'ai adoré. Jacob c'est quoi faire pour blesser Edward. Et en parlant d'Edward, il est de retour, enfin. Que va-t-il se passer...

lena 28/03/2009 01:00

le moment où jacob envoie ses pensées à edward reste la partie que je préfère dans ce chapitre.